Hausse des demandes de prêt des clients internationaux – Un avant-goût des bonnes choses à venir ?

Au début du confinement, nous avions initié un débat – à la fois dans cette newsletter et dans nos interviews «Inmocionate at home» (que vous pouvez consulter grâce aux liens en fin de cet article) – quant à la possibilité d’une augmentation du nombre d’acheteurs internationaux cherchant à investir tant en Espagne qu’au Portugal. Nous avions alors évoqué le Nomade Numérique, ce nouveau type d’acheteur potentiel, et nous avons eu l’agréable surprise de voir ensuite, cette même idée, exprimée dans diverses publications respectables telles que le Guardian, Forbes et le Financial Times, pour ne citer qu’elles ! Sans compter le récent article du portail immobilier Rightmove, leader britannique des propriétés à l’étranger, faisant état d’une forte augmentation pendant le confinement des recherches sur son site de propriétés à l’étranger, en hausse de 33% en mai 2020 par rapport à l’année précédente. Une tendance similaire à avril.  Les principaux pays recherchés étant : l’Espagne, le Portugal et la France (respectivement 34%, 26% et 33%).

Nous aussi, à UCI, tout comme beaucoup de nos agents immobiliers et de nos agents commerciaux indépendants, nous avons constaté une forte augmentation des demandes de prêt d’acheteurs internationaux. Bien sûr, bon nombre de ces demandes correspond à des résidences secondaires pour les vacances ou la retraite, mais nous voyons également de nombreux Nomades Numériques qui cherchent à déménager et travailler à distance, profitant des tendances actuelles. Le Nomad Numérique n’est pas une fiction. Le Nomad Numérique existe déjà. Il a ses propres communautés virtuelles (rien que dans Facebook, il en existe une multitude, certaines comptant plus de 100.000 membres), et elles sont très dynamiques !

 

Le travail à domicile est devenu la norme pour des millions de personnes. Selon une étude menée par Eurofound, 37% des salariés européens ont commencé le télétravail en raison de la pandémie. La Commission Européenne estimait à 15% avant la crise, la part de ceux télétravaillant de manière occasionnelle ou régulière.

Alors que certains vont reprendre leur trajet quotidien vers le bureau, cette nouvelle réalité est annoncée comme la Quatrième Révolution Industrielle provoquée par les nouvelles technologies, et accélérée par le COVID-19. Elle devrait continuer de s’accélérer dans les années à venir.

Qu’est ce qui nous amène à penser que le télétravail est là pour durer ? Comment va-t-il impacter nos vies ? Et, plus important encore, comment va-t-il impacter nos marchés immobiliers ?

 

Plusieurs études indiquent que les réactions ont été globalement positives pour ceux qui ont pratiqué le télétravail

Par exemple :

  • « Près de six britanniques sur dix pensent que le travail à domicile a amélioré leur vie professionnelle » (étude 4Com).
  • 73% des salariés français souhaitent poursuivre le télétravail, de manière régulière ou ponctuelle (étude Malakoff Humanis).

 

Le télétravail a également été bien accueilli par de nombreuses entreprises, un grand nombre d’entreprises technologiques le mettant en place pour le futur proche et éventuellement au-delà :

  • Google et Facebook ont implémenté le télétravail pour le reste de l’année.
  • Twitter a permis à ses salariés de télétravailler s’ils le peuvent et s’ils le souhaitent de façon permanente.

Le télétravail n’est pas seulement une tendance réservée aux grandes entreprises. Il peut aussi se révéler être une formidable opportunité pour les PME situées en dehors des grands centres urbains, ou simplement dans des régions considérées comme peu « attractives ». Elles peuvent ainsi attirer et retenir du personnel qualifié qui, sinon, n’aurait jamais envisagé de présenter sa candidature.

 

A l’échelle de l’Union européenne, plus d’1 emploi sur 3 peut être exercé en télétravail (estimation : European DataLab, basée sur Dingel et Neiman, et Eurostat), en particulier dans des secteurs tels que la finance, les activités spécialisées (science et technologie par exemple) et les services administratifs.

En 2018, la population active de l’UE-28 comptait 246,7 millions de personnes, selon Eurostat. Cela signifie qu’environ 80 millions de personnes, ou plus, pourraient travailler à distance…. Impressionnant, non ? Et beaucoup d’entre eux pourraient choisir de ne pas travailler en Europe du Nord, mais conserver les salaires du nord tout en profitant de la qualité de vie et du coût de la vie du sud.

 

Le travail à distance pourrait ouvrir la porte à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée et constitue certainement une excellente opportunité pour le secteur immobilier des zones côtières d’Espagne et du Portugal. De nombreux pays prennent le train en marche : le Premier ministre de la Barbade vient de positionner la Barbade comme destination du Nomade Numérique dans le cadre d’interviews aux programmes d’information du Royaume-Uni. Mais nous jouissons d’avantages de taille, avec une infrastructure, une proximité et une sécurité fantastiques.

Pourquoi s’enfermer dans la grisaille d’une soirée d’hivers après une dure journée de travail, alors qu’il est possible d’admirer le coucher de soleil depuis une terrasse au bord de la piscine avec (oui, je dois ajouter) un verre de grand vin espagnol ou portugais dans la main ! Si jamais il existe une configuration « gagnant-gagnant », ça doit être celle-ci !

Lien vers «Inmocionate at Home» e1

 

Lien vers l’ensemble des épisodes d’Inmocionate

https://www.inmocionate.com/